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dimanche 15 mars 2015

Conseil de lecteur #6 : "AKB49-Renai Kinshi Jourei"

Bonjours à tous !
Comment allez vous ? Bien j'espère ! Quand bien même certain iraient plutôt mal, il ne faut pas se laisser abattre. La vie est dure, chiante, mais je pense qu'elle vaut le coup... Bon moi non plus je vais pas forcément bien tout le temps, mais précisément, j'essaie de changer ça.

Dessin pas de l'auteur, mais de BoxxyTJ. Deviantart ♥
Enfin bref, comme toujours, je profite de cet espace d'expression pour parler de moi-même. Et ce n'est pas de mes états d'âme que l'on est sensé parler... ou peut-être que si en fait. Cette fois, c'est différent. Ce que je veut vous parler ici, aujourd'hui, est assez spécial. Si vous n'avez même pas cliqué sur le lien de la page, je ne vous en veut pas. Ce qui ont déjà un petit peu de culture nippone auront vus juste grâce au titre la folie dans laquelle je compte vous embarquer. Et pis les autres, ben... Tant pis.
Donc, ce dans quoi nous allons nous lancer aujourd'hui est le manga "AKB49 : Renai Kinshi Jourei",
de traduction anglaise "AKB49 - The Rules Against Love", ce qui peut se traduire par (en français) "AKB49 : - les règles contre l'amour". Oui, cela sonne bien mieux en anglais.

Pour comprendre ne serai-ce qu'un peu de quoi on parle, il faut s’intéresser aux AKB48. C'est en fait un groupe d'idoles Japonaise. Mais le concept même d'idol est compliqué à comprendre, pour un européen (ce que je suis, hein). Et puisque c'est compliqué, même pour moi, je sort à partir d'ici le wiki, pour pouvoir vous faire comprendre. Mais ne l'oublions pas, l'important, c'est le manga.


Donc, une idol, sans "e" car cela viens de l'anglais, correspond au Japon non pas à un statut social comme en occident, mais à un métier de l'industrie du divertissement. Un métier à part entière, qui combine à la fois les métier de chanteur, modèle, acteur, animateur, etc... Une partie de leur job consiste à entretenir une sorte d'image de perfection. Les AKB 48 et les groupes qui leur sont associés sont exclusivement féminin, mais il existe des équivalent pour les mecs. Par rapport au titre, "les règles contre l'amour", il faut savoir qu'il y a une règle très importante dans les AKB 48 qui stipule que si une des fille a une relation intime avec un garçon, elle est viré. Aussi simple que ça. Par rapport au "49" qui est en fait 48 dans la réalité, c'est en lien avec le personnage principal. Je vous expliquerais plus tard.
Je crois que l'on a tout pour comprendre un petit peu de quoi traite le manga. On peut au passage préciser que la plupart des personnages qui apparaissent dans le manga sont réels. Mais pas les persos principaux, évidement.

C'est donc l'histoire de Minoru Urayama (prénom-nom), donc un garçon, qui est secrètement amoureux d'une fille de sa classe, Hiroko Yoshinaga, qui elle-même admire les idoles d'AKB et voudrait en devenir une. Donc le mec, qui a un physique androgyne, apprend que sa copine va passer une audition pour appartenir à la 12e génération de recrue. Il met donc en plan la seule et meilleure idée qu'il puisse avoir : se travestir pour aller soutenir son amie. Il l'aide au point de foutre la merde dans le studio, et finalement, ses effort payent et sa copine est prise. Mais, coup du sort, lui aussi est pris. En tant que fille. En tant qu'idole. Il va sans dire qu'avec son endurance et le fait même qu'il soit un mec, il a un attrait particulier grâce auquel on parle de lui comme d'un génie (c'est pour ça le 49).
Et déroule donc de ceci environ 180 chapitres.
L'annonce du deuxième chapitre. On peut lire la team de scan Anglophone, "AKB-48.COM Scanlations"

Incompréhensiblement, ce manga est classé shonen. Il n'y a pourtant qu'un ou deux hommes dans toute la série, et encore l'un fait du cross-dressing. Mais quelque part, c'est bien un shonen puisqu'il aborde les thèmes classique du genre. Le manga appuie en effet énormément sur le travail en coulisse des idols. Bien que nous européens, nous ne comprenions pas vraiment le concept, ce sont ici des idéaux de travail, de dépassement de soi, de perfection et de soucis de la joie, tout ça pour un autrui anonyme, qui sont abordés. Il y avait bien une raison à commencer l'article comme je l'ai fait. J'avais lu ce manga avant la rentrée, il y a trois semaine, et c'est ce qui m'a redonné du courage pour reprendre les cours. Enfin, au moins en partie.
Si vous allez mal et que vous n'avez de toute façon rien à faire, lisez ce manga, cela pourrait éventuellement vous aider.

Quant à ce que l'on peut en penser, si je reste neutre, je dirai qu'aussi bien le dessin que le scénario sont bien menés. Tout d'abord, le style graphique est vraiment particulier. Dans le bon sens. On peut voir la différence de distance juste avec la technique utilisée. L'auteur change aussi ses techniques et sa représentation en fonction de l'intérêt informatif du dessin en question. Comme un morceau de tête, de dos, qui sera dessiné différemment si cette tête est importante, par exemple. Il réussit aussi à créer des expression de visages vraiment mignonnes, vraiment belle, dans un style relativement réaliste. Qu'un dessinateur puisse faire cela, c'est juste magique. Si jamais je deviens un jour professionnel dans le milieu artistique, j'apprendrais à dessiner de cette manière.
Niveau scénario, le cross-dressing n'est pas sur-exploité, même si on se demande parfois comment il peut supporter sa perruque malgré l'effort physique, et mine de rien cela fait plaisir. De plus, la tension que crée celui-ci est respecté. Ensuite, rien à dire au niveau des sentiments que l'auteur fait passer dans l'histoire. Cela donne définitivement envie de se bouger le cul et poursuivre ses rêves. Enfin, je suis peut-être trop influençable. 

J'ai lu aussi sur internet des critiques par rapport au travestissement. Cela disait, grosso-modo puisque je le traduit de mémoire, que le personnage principal est trop souvent dessiné comme une fille. C'est à dire que son visage se modifie au fil des pages, sa taille s'affine aussi. Et tout redeviens nominal au moment ou il apparait en garçon.
Y'a pas à dire, c'est une critique sensé. Mais peut-être, même sans doute, est-ce l'intention de l'auteur. Il veut donner un certain point de vue au lecteur. En fait, peut importe le point de vue que l'on aborde. Si l'on admet que la vision des personnages se modifie par rapport à ce qu'ils savent ou croient, alors il est logique que le "narrateur" soit aussi influencé. Bien sur en partant du postula que ce même "narrateur" est lui même intérieur. Ce serait même logique qu'il le soit, puisque le dessin reste une image, et représenter demande un point de vue dans l'espace.
C'est d'ailleurs un problème que l'on peut souvent rencontrer. il est en effet assez compliqué, si on ne connait pas l'auteur, de savoir si tel ou tel effet est accidentel ou voulu.Tout le problème du Français de lycée.

Un autre point me dérange. Le scénario est assez répétitif si on prend du recul. On voit bien que certaines variations sont apportés, pour faire un semblant de différence, mais cela ne marche pas vraiment... mais presque. Pour donner une idée, elles font un truc irréalisable, ou elles prennent la porte. Donc aucune chance d'y arriver mais elles le font, sur le fil, de justesse. Et bien ce type de situation est déjà arrivé trois fois.


J'aurais encore bien d'autres choses à dire, mais je dépasserait encore du cadre du manga.
Celui ci est riche, assez inconnu en définitive. Un univers de seinen j'imagine. Donc j'ai du mal à me juger moi même, n'hésiter pas à laisser un commentaire !

Coin technique :
Manga (Japonais) en cours de publication dans son pays d'origine;
Environ 22 tomes(Jap.) (commencé en 2010);
Scénarisé par Motoazabu Factory (un pseudonyme sans-doute);
Dessiné par Miyajima Reiji;
Trois chapitres traduits en Français;
177 chapitre, à ce jours, traduits en Anglais (Fr/En : batoto.com);