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dimanche 15 mars 2015

Conseil de lecteur #6 : "AKB49-Renai Kinshi Jourei"

Bonjours à tous !
Comment allez vous ? Bien j'espère ! Quand bien même certain iraient plutôt mal, il ne faut pas se laisser abattre. La vie est dure, chiante, mais je pense qu'elle vaut le coup... Bon moi non plus je vais pas forcément bien tout le temps, mais précisément, j'essaie de changer ça.

Dessin pas de l'auteur, mais de BoxxyTJ. Deviantart ♥
Enfin bref, comme toujours, je profite de cet espace d'expression pour parler de moi-même. Et ce n'est pas de mes états d'âme que l'on est sensé parler... ou peut-être que si en fait. Cette fois, c'est différent. Ce que je veut vous parler ici, aujourd'hui, est assez spécial. Si vous n'avez même pas cliqué sur le lien de la page, je ne vous en veut pas. Ce qui ont déjà un petit peu de culture nippone auront vus juste grâce au titre la folie dans laquelle je compte vous embarquer. Et pis les autres, ben... Tant pis.
Donc, ce dans quoi nous allons nous lancer aujourd'hui est le manga "AKB49 : Renai Kinshi Jourei",
de traduction anglaise "AKB49 - The Rules Against Love", ce qui peut se traduire par (en français) "AKB49 : - les règles contre l'amour". Oui, cela sonne bien mieux en anglais.

Pour comprendre ne serai-ce qu'un peu de quoi on parle, il faut s’intéresser aux AKB48. C'est en fait un groupe d'idoles Japonaise. Mais le concept même d'idol est compliqué à comprendre, pour un européen (ce que je suis, hein). Et puisque c'est compliqué, même pour moi, je sort à partir d'ici le wiki, pour pouvoir vous faire comprendre. Mais ne l'oublions pas, l'important, c'est le manga.


Donc, une idol, sans "e" car cela viens de l'anglais, correspond au Japon non pas à un statut social comme en occident, mais à un métier de l'industrie du divertissement. Un métier à part entière, qui combine à la fois les métier de chanteur, modèle, acteur, animateur, etc... Une partie de leur job consiste à entretenir une sorte d'image de perfection. Les AKB 48 et les groupes qui leur sont associés sont exclusivement féminin, mais il existe des équivalent pour les mecs. Par rapport au titre, "les règles contre l'amour", il faut savoir qu'il y a une règle très importante dans les AKB 48 qui stipule que si une des fille a une relation intime avec un garçon, elle est viré. Aussi simple que ça. Par rapport au "49" qui est en fait 48 dans la réalité, c'est en lien avec le personnage principal. Je vous expliquerais plus tard.
Je crois que l'on a tout pour comprendre un petit peu de quoi traite le manga. On peut au passage préciser que la plupart des personnages qui apparaissent dans le manga sont réels. Mais pas les persos principaux, évidement.

C'est donc l'histoire de Minoru Urayama (prénom-nom), donc un garçon, qui est secrètement amoureux d'une fille de sa classe, Hiroko Yoshinaga, qui elle-même admire les idoles d'AKB et voudrait en devenir une. Donc le mec, qui a un physique androgyne, apprend que sa copine va passer une audition pour appartenir à la 12e génération de recrue. Il met donc en plan la seule et meilleure idée qu'il puisse avoir : se travestir pour aller soutenir son amie. Il l'aide au point de foutre la merde dans le studio, et finalement, ses effort payent et sa copine est prise. Mais, coup du sort, lui aussi est pris. En tant que fille. En tant qu'idole. Il va sans dire qu'avec son endurance et le fait même qu'il soit un mec, il a un attrait particulier grâce auquel on parle de lui comme d'un génie (c'est pour ça le 49).
Et déroule donc de ceci environ 180 chapitres.
L'annonce du deuxième chapitre. On peut lire la team de scan Anglophone, "AKB-48.COM Scanlations"

Incompréhensiblement, ce manga est classé shonen. Il n'y a pourtant qu'un ou deux hommes dans toute la série, et encore l'un fait du cross-dressing. Mais quelque part, c'est bien un shonen puisqu'il aborde les thèmes classique du genre. Le manga appuie en effet énormément sur le travail en coulisse des idols. Bien que nous européens, nous ne comprenions pas vraiment le concept, ce sont ici des idéaux de travail, de dépassement de soi, de perfection et de soucis de la joie, tout ça pour un autrui anonyme, qui sont abordés. Il y avait bien une raison à commencer l'article comme je l'ai fait. J'avais lu ce manga avant la rentrée, il y a trois semaine, et c'est ce qui m'a redonné du courage pour reprendre les cours. Enfin, au moins en partie.
Si vous allez mal et que vous n'avez de toute façon rien à faire, lisez ce manga, cela pourrait éventuellement vous aider.

Quant à ce que l'on peut en penser, si je reste neutre, je dirai qu'aussi bien le dessin que le scénario sont bien menés. Tout d'abord, le style graphique est vraiment particulier. Dans le bon sens. On peut voir la différence de distance juste avec la technique utilisée. L'auteur change aussi ses techniques et sa représentation en fonction de l'intérêt informatif du dessin en question. Comme un morceau de tête, de dos, qui sera dessiné différemment si cette tête est importante, par exemple. Il réussit aussi à créer des expression de visages vraiment mignonnes, vraiment belle, dans un style relativement réaliste. Qu'un dessinateur puisse faire cela, c'est juste magique. Si jamais je deviens un jour professionnel dans le milieu artistique, j'apprendrais à dessiner de cette manière.
Niveau scénario, le cross-dressing n'est pas sur-exploité, même si on se demande parfois comment il peut supporter sa perruque malgré l'effort physique, et mine de rien cela fait plaisir. De plus, la tension que crée celui-ci est respecté. Ensuite, rien à dire au niveau des sentiments que l'auteur fait passer dans l'histoire. Cela donne définitivement envie de se bouger le cul et poursuivre ses rêves. Enfin, je suis peut-être trop influençable. 

J'ai lu aussi sur internet des critiques par rapport au travestissement. Cela disait, grosso-modo puisque je le traduit de mémoire, que le personnage principal est trop souvent dessiné comme une fille. C'est à dire que son visage se modifie au fil des pages, sa taille s'affine aussi. Et tout redeviens nominal au moment ou il apparait en garçon.
Y'a pas à dire, c'est une critique sensé. Mais peut-être, même sans doute, est-ce l'intention de l'auteur. Il veut donner un certain point de vue au lecteur. En fait, peut importe le point de vue que l'on aborde. Si l'on admet que la vision des personnages se modifie par rapport à ce qu'ils savent ou croient, alors il est logique que le "narrateur" soit aussi influencé. Bien sur en partant du postula que ce même "narrateur" est lui même intérieur. Ce serait même logique qu'il le soit, puisque le dessin reste une image, et représenter demande un point de vue dans l'espace.
C'est d'ailleurs un problème que l'on peut souvent rencontrer. il est en effet assez compliqué, si on ne connait pas l'auteur, de savoir si tel ou tel effet est accidentel ou voulu.Tout le problème du Français de lycée.

Un autre point me dérange. Le scénario est assez répétitif si on prend du recul. On voit bien que certaines variations sont apportés, pour faire un semblant de différence, mais cela ne marche pas vraiment... mais presque. Pour donner une idée, elles font un truc irréalisable, ou elles prennent la porte. Donc aucune chance d'y arriver mais elles le font, sur le fil, de justesse. Et bien ce type de situation est déjà arrivé trois fois.


J'aurais encore bien d'autres choses à dire, mais je dépasserait encore du cadre du manga.
Celui ci est riche, assez inconnu en définitive. Un univers de seinen j'imagine. Donc j'ai du mal à me juger moi même, n'hésiter pas à laisser un commentaire !

Coin technique :
Manga (Japonais) en cours de publication dans son pays d'origine;
Environ 22 tomes(Jap.) (commencé en 2010);
Scénarisé par Motoazabu Factory (un pseudonyme sans-doute);
Dessiné par Miyajima Reiji;
Trois chapitres traduits en Français;
177 chapitre, à ce jours, traduits en Anglais (Fr/En : batoto.com);

vendredi 27 février 2015

Conseil de lecteur #5 : "Aoki Hagane no Arpeggio"

C'est partit pour notre cinquième manga, le cinquième que je vous conseille. Depuis la date de création du blog, j'aurais du en faire deux fois plus, mais bon. Je n'écrit pas aussi régulièrement que prévu.

Donc, en cinquième manga, j'ai choisi "Aoki Hagane no Arpeggio", "Arpegio of Blue Steel" en anglais, et quelque chose comme "L'arpège du Blue Steel" en bon français.
J'ai beau mettre le nom en français, il n'est ni imprimé, ni traduit en France. Ce manga fait parti de ceux que j'ai trouvé en cherchant au pif sur mon site de manga (Batoto.net). Basiquement, j'ai deux façon de chercher : Premièrement, utiliser la recherche aléatoire, tout simplement. Le problème est que l'on tombe souvent sur des doujins et des yaoi, et c'est pas mon kif. Deuxièmement, aller dans la recherche avancée, cocher mes gouts du moment, et prendre la liste de résultats dans l'ordre alphabétique. De A à Z, comme un vrai, mais j'apprécie les mangas au points où je connait déjà les résultats si ma recherche est trop précise.
Finalement, par flegme, j'utilise plus la première technique.

Et donc, avec un nom pareil, il est facile de deviner avec quelle technique j'ai trouvé ce manga (première tech.).
Mais ce qui est vraiment cool (et dur) par rapport à ce choix, c'est qu'il n'y a à ce jour aucune traduction française ! Pas que je nous déteste à ce point, mais un manga non-traduit, totalement méconnu, fait par un duo de sinistres inconnus se cachant derrière un pseudo, ah... C'est pour ce genre de choses que j'ai créé ce blog. Ce me fait tellement plaisir de me sentir capable de parler d'un truc comme ça.
Mon principal problème pour parler d'œuvres comme celle-ci, c'est la barrière de la langue. Ma compréhension de la langue, mon niveau scolaire en quelque sorte, n'a rien a voir dedans. Bien sur, il faut comprendre un peu le texte, même assez bien pour s’approprier l'histoire. Je ne serait pas capable de parler d'un manga que j'aurais lu en espagnol, par exemple. C'est plus facile pour l'anglais, mais cela reste dur. Une affaire de doutes je crois.

Donc, "Aoki Hagane no Arpeggio", car on garde le nom japonais, est (sort le wiki) un manga en cours de prépublication au Japon. Il commencé à être publié en 2009 et compte déjà une adaptation en animé, une side-story, et deux longs métrages (le deuxième en préparation, en fait). C'est un seinen, c'est à dire que sa cible éditoriale, comme celle de son magasine, sont les "jeunes hommes entre 15 et 30 ans". C'est un peu flou, hein. Ce que ça veut dire, concrètement, c'est que ce sont des histoires développées, avec des personnages plus profonds et des histoire plus sérieuses. C'est en quelque sorte une type de manga mature. Cela induit naturellement un univers plus compliqué.
Personnellement, je ne suis pas fan de seinen.

Ainsi, pour l'histoire, et bien je vous l'ai dit, c'est plus compliqué à comprendre, même pour moi. Mais commençons par le commencement : L'histoire se passe en 2055, dans ces eau là. Tiens un jeu de mots non prévus. Il y 17 ans (donc en 2038), de mystérieux bateaux, largement en avance, technologiquement parlant, apparaissent de nulle part et se mettent peu à peu à attaquer les flottes du monde, sans distinction de militaires et de civils. Des bateaux sans personne à leurs bords, qui plus est. Ces bateaux fantômes qui sortent de la brume, sans personnes à leur bords, copies conformes que ceux de la seconde guerre mondiale, sont alors appelés "the fleet of fog", littéralement "la flotte du brouillard". Quand je dit technologique, je veut dire qu'il y a du quantique, de l'espace-temps et des gravitons. Sa donne alors de vieux bateaux, majestueux, brillant comme des sapins de noël, avec des cannons à positrons, des mortiers lasers, des torpilles-trous noirs, des champs de force semi magiques, et autres joyeusetés.
Première double-page de chapitre ^^
C'est alors que, vers 2053, notre héro, Chihaya Gunzou, est en train de préparer son diplôme d'officier dans la marine Japonaise. Et c'est là que un bateau du brouillard, celui là même à bord duquel son père a disparu, apparait devant lui et prend forme humaine. C'est le I-401, un submersible, est son modèle mental est Iona.
Pour les modèles mentaux, on va y aller facile. Les "fogs", même vides, sont quand même conscients, ce sont des intelligences artificielles. Et pour contrer l'ascension technologique de l'humanité, ils se donnent des corps humains, pour avoir les mêmes restrictions matérielles et développer la notion de stratégie, de conscience du temps, et pleins d'autres trucs qu'un ordi ne peut que difficilement acquérir. Au passage, tous les modèles mentaux sont des filles. Fan-service, j'imagine.

Donc on on Gunzou, le I-401/Iona, et d'autres personnages secondaires sur le bateau, type opérateur sonar, camarade de promo, etc... Et on leurs donne la tache d'apporter au États-Unis une torpille révolutionnaire, qui peut endommager les bateaux du brouillard. J'ai oublié de préciser qu'ils ne sont pas faits en acier, loin de là. C'est le futur, après tout. Les USA, car c'est le seul pays encore capable de lancer une production de masse.

Bien sur, j'essaie de condenser et je parle un peu mal de l'intrigue, mais c'est vraiment compliqué. Je ne m'était même pas rendus compte combien c'est compliqué, avant de l'écrire. Pour vous donner une idée, je ne sait toujours pas qui est le méchant dans l'histoire.
Les actions du personnage principal sont contestables, le gouvernement japonais est lui même divisé en plusieurs factions avec des buts toujours pas très clair, la flotte du brouillard avec ses déserteurs ainsi que ces réguliers, qui sont soumis à un étrange "code d'amirauté" dont on ne sait rien. Au point où j'en suit, j'ai tendance à penser que c'est l'apanage du seinen. Le fait de proposer une histoire plus complexe, avec plusieurs points de vue, d'effacer le mal/bien cartésien.

On ne va pas se mentir, ça parle aussi beaucoup de bateau et de techniques militaires. Pour l'apprécier pleinement, il faut connaître un peu le milieu ou faire des tours réguliers sur wikipédia. En même temps, ce n'est pas un manga pour les, ça me fait mal de le dire, pour les idiots. Comme par exemple dans le titre. Une arpège, vous savez ce que c'est ? Et bien pas moi, avant d'avoir fait appel à Google.

Certes, l'œuvre est assez compliquée à comprendre niveau scénario, cependant, comme je l'ai fait moi au début, on peut très bien se laisser porter par les jolis bateau, les beaux effets spéciaux, et les personnalités crédibles. Les dessins sont vraiment beaux et détaillés. On peut par exemple apercevoir des petites éoliennes dans les premiers dessins. Il y a aussi l'intérieur du bateau, rendus de manière futuriste, et qui n'existe sans doute donc que dans la tête du dessinateur. Après, il y a la mer, les fonds marins, le ciel, et tout les éléments mécaniques. En bref, les dessins sont sublimes. C'est sans doute car l'auteur, Ark Performance, dont je ne connait aucune autre œuvre pour le moment, est en fait un duo d'auteurs. Cela doit aussi être la raison au scénario aussi compliqué.

D'un point de vue parfaitement personnel, ce n'est pas le genre de dessin que j'adore. Je préfère les traits plus lisses, plus brillants, avec moins de trames. Les dessins de "Maken-Ki!" font un bon exemple, si vous connaissez, mais on ne parle pas de ce manga là. Après, cela reste une préférence personnelle.

Bien sur, ce n'est pas un manga parfait. De toutes façons, aucun manga ne peut l'être. Je n'ai qu'une seule critique à faire. Je trouve que le personnage principal, et le groupe de héros par extension, est beaucoup trop "shonen". C'est à dire que le capitaine, Chihaya Gunzou, est beaucoup trop sur de lui. Il n'hésite pas à tenter des plans complètement tordus au milieu des batailles, et il gagne à chaque fois de peu. Toute la bande de héros a une confiance absolue et aveugle en lui.

En bref, c'est un manga alambiqué, avec un tout petit peu de fan service, des bon gros combats à coup de missiles dans ta face, et un dessin hyper-détaillé (mais pas réaliste). Je ne sait pas pourquoi, mais j'ai beaucoup aimé ce manga. À vous d'en faire autant !

Coin technique :
Manga (encore japonais) ;
En cours au Japon ;
De ARK performance, plus exactement :
Ishikawa Kôichi au scénario
et Mitsuyoshi Kenji au dessin ;
62 chapitres traduits en anglais (MangaHere.co) ;
3 chapitres traduits en français (mangascan.fr) en cherchant bien ;
Personnellement, j'achète les tomes en anglais, trois tomes imprimés.

lundi 16 février 2015

Conseil de lecteur #4 : "La lettre d'amour"

Bienvenue pour notre quatrième critique, sur, enfin, un manga peu connus !
Pour les éventuels lecteurs réguliers de ce blog, je tient à m'excuser pour ces quelques semaines. Je vais pas vous mentir, je l'ai déjà dit, y'avais pas vraiment de raisons.
Enfin, c'est du passé, et finalement, c'est pas si grave que ça.
Donc je suis ici aujourd'hui pour vous parler d'un manga publié en France, dommage pour les sédentaires que nous sommes, vous et moi. En plus, il est relativement vieux (1998-première publication). Cependant, il est assez bien pour être, tout d'abord, et-bien licencié en France, c'est pas rien, mais aussi assez bien pour valoir le coup de se bouger et aller dans une bibliothèque, car je l'ai lu pour la première fois dans à la bibliothèque municipale. Donc j'en viens au fait, nous voyons aujourd'hui le manga "La lettre d'amour".
Si vous le connaissez déjà, je ne vois pas comment vous pourriez ne pas aimer. Donc vous pouvez vous en aller. Ou plutôt aller voir mes autres conseils.

Blagues à part, sincèrement, je ne suis encore pas sur du choix que j'ai fait. La raison est simple, c'est un one-shot, c'est à dire un manga en un seul chapitre. J'ai souvent envie de parler d'œuvres peu connues, seulement, j'ai peur que cela paraisse vide, puisque je ne les connait pas assez. On peut actuellement considérer que j'ai, plus ou moins, une cinquantaine de séries en cours, dans le sens au j’attends patiemment que les différentes teams de scantrad, françaises, mais aussi anglo-saxonnes, traduisent les chapitres suivant.
D'ailleurs, récemment, la communauté de scantradeurs français ont créé une sorte d'alliance. En fait je ne sait pas trop quel mots utiliser, une communauté serait le bon terme, la MEET, mais je ne suis pas ici (en tout cas pas pour l'instant) pour vous parler seulement de teams de scanlations françaises. Car oui, ma forces, c'est aussi de déborder du sujet
(Enfin, je dit one-shot, mais c'est quand même une petite centaine de pages)

Revenons à nos moutons. "La lettre d'amour" est manga vraiment originaire du pays du soleil levant, mais généralement, si je dis "manga" c'est le cas. À la base, c'est un roman, écrit par Jiro Asada (nom de plume), un génie d'après ce que j'ai compris. Il a obtenu plusieurs prix prestigieux au japon, notamment le prix Naoki. Soit dit en passant, le prix Naoki, un des plus grand prix de littérature sur l'archipel. Le manga est adapté par Takumi Nagayasu, lauréat du prix du meilleur mangaka 1975, décerné par les éditions Kodansha. En bref, plus ou moins deux génies.

Moi qui n'aime pas vendre les produits culturels par leurs auteurs, voilà que je m'y met. Ce qui est important dans toute œuvre, c'est le contenu. On ne le répèteras jamais assez.
Ainsi, on suit dans cette histoire le personnage de Goro Takano, un petit malfrat, qui sort tout juste de dix jours de prison pour avoir vendu des cassettes pornos. Il a un peu moins de 40 ans, et il appartient à une organisation un peu louche, sans doutes des yakuza. Il bosse dans un quartier chaud, Shinjuku à Tokyo, et le truc des cassettes, c'est son gagne-pain.
Jusque là, rien de spécial, mais il rencontre, devant la boutique où il travaillait, le flic qui l'a chopé, et ce dernier lui annonce la mort de sa femme. Le truc, c'est que Goro ne s'en souvient pas : son mariage est en fait un mariage blanc, sa femme est une prostituée Chinoise voulant travailler au Japon. Elle s'appelle Kai Pai Lan Ko, ce qui donne en japonais et avec son nom de femme mariée Harukan Takano. Une histoire de lecture de caractères pour son prénom.
Puisqu'il est son mari, mariage blanc ou pas, il doit aller récupérer le corps et décider quoi en faire. À la base, il ne la connait pas, il ne l'a jamais vue, et pourtant, au fur et à mesure des lettres qu'il trouve dans les affaires de Kai Pan Lan, dans lesquelles elle lui avoue être tombée amoureuse peu à peu, il souffre progressivement de sa mort.
Basiquement, il devient humain au fil des pages.

Vous savez, même pour les histoires tristes, je pleure rarement. Pourtant, j'aime pleurer.
Et quand j'ai lu cette histoire, j'étais assis à la bibliothèque municipale, y'avais du monde, donc de la pression sociale (même faible), et j'ai quand même pleuré. Je ne sait pas exactement pourquoi, encore aujourd'hui. Je pense, j'imagine, que c'est le fait de perdre quelque choses de cher dont on avait pas conscience, ou quelque chose comme ça. C'est aussi le fait qu'il tombe amoureux d'une morte. Il se rend compte qu'elle l'aimait, ce à quoi aspire n'importe quel être humain, mais il est déjà trop tard.

Quant au papier, au matériel, le dessin est très bon, mais pas vraiment ce que j'apprécie. Le style est assez réaliste, plus hachuré que tramé. En fait, c'est bien équilibré, c'est joli, et l'atmosphère est toujours bien rendue au lecteur.
Pour le scénario, et bien on peut prendre tout ce que j'ai dit plus haut. Aucun sentiment ne peut passer sans un bon scénario.
Bien sur, ce n'est pas un shonen, ce n'est pas un shojo, ce n'est pas vraiment tout ça. C'est une histoire qui va vous prendre comme ça, vous serrer le cœur, et qui va vous lâcher de la même façon. C'est définitivement triste.
À lire.

Coins technique :
Manga (Japonais) ;
Scénario de Jiro Asada ;
Dessins de Takumi Nagayasu ;
One-shot, chapitre unique, ~100 pages ;
Licencié en France, dans un livre avec pour titre "Le cheminot";
Je ne connait pas ses disponibilités en ligne, mais surement indisponible en français.

dimanche 1 février 2015

Pas de conseil lecture cette semaine

Bonjours à tous !
Et tout d'abord, Je suis sincèrement désolé. Je n'ai pas écrit ce week-end, et je ne serait pas en mesure de mettre quoi que ce soit sur le blog. Logique, j'ai rien écrit.

Les raisons sont simples.
Tout d'abord, la semaine qui vient, c'est à dire du 1e au 6 février, j'ai les épreuves du bac blanc, et même si je me débrouille sans travailler la plupart du temps, le bac, c’est le bac. Donc j'ai fait des fiches et d'autres choses...
Deuxième chose, toujours en rapport avec les études, je suis allé avec ma mère à des ateliers sur le post-bac. Ça m'a pris tout samedi après-midi.
Au passage, j'ai du mal avec l'ambiance de la maison, mais c'est pas nouveaux.
Ensuite, je me suis remis à un jeu de auquel j'avais peu joué avec un niveau médiocre. Maintenant, j'ai un bon niveau, je suis fier de moi, voila.
Et enfin, j'ai peur que la qualité de mes textes soit en baisse. Je dit que j'ai peur, mais en fait la qualité baisse vraiment. En fait, la première fois, j'étais vraiment à fond dedans. Je sortait de plusieurs heures de lectures, j'étais vraiment à fond dedans, et je me suis dit "Pourquoi pas le partager ?". Alors que maintenant, je suis obligé de me forcer pour écrire, et c'est épuisant.

Voila. C'était quelques mots pour rassurer les éventuels lecteurs réguliers, pour dire que je ne suis pas mort, etc... Tout ca peut paraitre de bonnes excuses pour arrêter, ou faire une pause - et auquel cas, c'est vrai - mais il faut comprendre qu'avant ce blog, je ne faisait rien, absolument rien de mes dix doigts. C'est en quelque sorte ce blog qui m'a fais découvrir le concept d'effort bénéfique.

Ainsi merci à tous, merci à tous les lecteurs, même si ils ne sont venus qu'une seule fois, et aussi à ceux qui sont venus deux fois, bref à tout le monde.
Donc voila, à la semaine prochaine !

dimanche 25 janvier 2015

Conseil de lecteur #3 : "Prunus girl"

Bonjours à tous et bienvenue pour notre troisième conseil manga !
Ben j'ai l'air de tenir la distance mine de rien.

On se retrouve aujourd'hui pour un article, un conseil, sur un autre manga authentiquement japonais. Je vous présente donc Prunus girl ! Scénarisé et dessiné par Tomoki Matsumoto, personne dont je parlerais un peu plus loin. Toujours ma réticence à mettre les auteurs en avant.

Maki à gauche et Aikawa à droite
Donc, on a ici un couple de personnages principaux, contrairement aux autres. En réalité, c'est moi qui réduit trop l’intérêt des protagonistes un tant soi peu secondaires. Désolé. D'ailleurs, je vient de me rendre compte que sur trois titres, c'est quand même le deuxième qui comporte "girl". Après, ce sont juste les œuvres que j'aime. Peut-être que j'ai un back-ground qui s'y accorde après tout...

C'est un manga grandement type romance, avec une grosse part de comédie, on peut définitivement appeler ce manga un shojo.
Les personnages principaux sont donc Maki et Aikawa. Je vous avait dit que c'était japonais. Donc, Kizuna Aikawa et Maki. C'est une comédie romantique "hétéro", donc Maki est le mec et Aikawa la fille. En fait, ce n'est pas tout à fait ça, c'est ici que cela se complique. Aikawa, qui est clairement dessiné comme une fille, qui a tout les aspect girly qu'une fille peut avoir, est selon ses propres mots un garçon. Un garçon. Un garçon.
Jusqu'à la fin, c'est à dire la fin de l'histoire, on ne sait toujours pas vraiment. À noter que Maki, tombe amoureux dès la deuxième page... avant d'apprendre la vérité, bien entendu.
Donc, pour les personnages, on a Maki : premier de la classe, aussi bien en cours qu'en sport. Il est aussi beau , donc un bon paquet de filles l'apprécient. C'est presque le mec parfait, sauf qu'i
l est très sociable et préfère la tranquillité au brouhaha d'une salle de classe. D'ailleurs, je n'ai pas mit de nom de famille tout simplement car il n’apparait jamais. Il est donc difficile pour un lecteur moyen de s'en souvenir.
Et dans l'autre coin, on Aikawa : donc personnage féminin très mignon, mais manifestement de sexe masculin. Très mauvais pour les études, mais, comme Maki, une machine en sport. Et puis très blagueur sur les incertitudes de son sexe, ainsi que sur l'attirance qu'il/elle exercerait sur Maki. Et il a beau la nier, elle est réelle.

Alors évidement, dans une comédie romantique, c'est pratique d'avoir des questions récurrentes. Cela permet de faire réfléchir sur cette question... enfin si elle est importante. On peut à la limite essayer de considérer le chose importante comme le questionnement de l'amour face à l'homosexualité, par exemple, mais la chose est relativement peu poussée. En fait je dit ceci pour le dire, je ne pense pas que l'auteur ai voulu faire passer un quelconque message profond comme celui-ci.
Ce qui est sur, c'est que c'est un bon divertissement. Si vous voulez sourire béatement sur votre banc, avec un livre à la couverture rose, tout en étant dévisagé par les passant, c'est une bonne idée.
Et sinon, beeeen....

Et maintenant, l'auteur : Tomoki Matsumoto. En fait, je le fait attendre car je l'apprécie beaucoup. En fait je l'admire aussi je crois. Ses personnages sont loin d'être incohérents, et lorsque l'on regarde un peu les bonus, on se rend compte que, oui il a crée des personnages et un certain univers, mais il a fait ça loin au point au c'est inutile. À un moment, toujours dans les bonus, on peut voir ces croquis du plan de l'école, il aurait aussi bien pu montrer seulement des plans successifs sans vraiment de cohérence spatiale, mais le mec refuse et fabrique chaque détail de son univers. Et il n'y a que six tomes ! J'ai déjà vu des univers bien moins construits sur des séries de plus d'une centaine de chapitres !
D'ailleurs, je m'attache ici beaucoup aux bonus car il est difficile de savoir ce que pense vraiment, d'apprendre à connaitre, l'auteur. C'est important de savoir ce qu'il pense vraiment, quelle genre de personne il est.
Et il faut dire que je me reconnait dans cet auteur.

En conclusion, "par conséquent" comme dirais mon prof d'histoire, c'est une histoire résolument rafraichissant, sans vraiment savoir pourquoi. Un bon divertissement, une comédie romantique rondement menée.

Coin technique :
Scénarisé et dessiné par Tomoki Matsumoto ;
Série actuellement terminé dans son pays d'origine (Japon) ;
Série éditée et terminée en France (par Soleil Manga) ;
6 tomes (42 chapitres sans compter l'épilogue) ;
Je ne connait pas ses disponibilités en ligne, encore moins en langue étrangère.

samedi 17 janvier 2015

Conseil de lecteur #2 : "Silver spoon"

Bonjours et bienvenue dans le deuxième conseil de lecture !
Aujourd'hui, je vais parler de "Silver Spoon". J'avais dit que je parlerais de manga pas connus, mais bon.

Donc, "Silver Spoon", ou "la cuillère d'argent", est un manga, de Hiromu Arakawa, l'auteure de FullMetal Alchimist. Vous savez, je n'aime pas trop présenter l'auteur directement car le nom des auteurs est bien souvent utilisé comme argument marketing, vous savez les gros noms en rouge gras sur les bouquins. C'est juste dommage que l'on vende plus le nom que le contenu lui-même, mais c'est malheureusement ainsi.
Mais puisque je suis ici pour vous parler de ce que j'aime, je vais vous parler de ce que j'aime, et pas me lancer dans un débat beaucoup trop compliqué pour être plié en quatre lignes.

Donc, un manga authentique (Japonais), de type principal comédie, mais aussi daily life et romance, à la limite slice of life.
L'histoire, elle, est assez simple, presque toujours la même.
Yûgo Hachiken est un jeune homme, encore un, avec des problèmes familiaux un peu compliqués à comprendre. En bref, son père, est très strict, très exigeant.
Ainsi, et je reprend les mots du mangas, Yûgo avait toujours cherché devenir quelqu'un, sans jamais réfléchit à qui devenir. Sous la pression que lui met son père. Et comme on le sait tous, si l'on vous pousse à être quelqu'un, vous vous perdez vous même, car on est tous déjà quelqu'un (Charlie parfois). En plus son frère est un branleur super intelligent.
Mais justement, il arrive dans un nouveau lycée, et tout son environnement change.

Je crois que commencer les mangas en débuts d'années scolaires est pratique pour les auteurs.

En fait, notre héros arrive dans un lycée agricole, alors qu'il venait d'un collège assez coté en ville, Tokyo j'imagine. Tout ce qu'il avait demandé à son conseiller d'orientation, c'était une école avec dortoir, loin de ses parents. Ce dernier lui conseille donc cet établissement, un lycée agricole, où il se retrouve le seul à passer l'examen d'entrée, puisqu'il est donné d'office au enfants d'agriculteurs. Ce qui veut dire qu'il est le seul à ne rien piger dans le lycée.
En fait, au niveau théorique, il s'en sort très bien, car il sait bosser les cours. Mais il ne sait bosser que ça, et il doit apprendre toute la pratique, et surtout s'endurcir au niveau physique.
Ainsi, étant très gentil, limite niais, il se fait beaucoup d'amis, et tout ça, tout ça...
C'est basiquement un manga de type daily life, encore, car j'aime ça.

Mais bien sur, je n'en parlerais pas si il n'y avait pas de valeur ajoutée. Quant on y pense, un cadre agricole, c'est assez exotique. Il y a en fait une part d'autobiographie ici. La famille de l'auteure, Hiromu Arakawa, car c'est une femme, est une famille d'agriculteurs. Et c'est encore une œuvre avec laquelle on apprend des trucs à propos des animaux, à propos de l'agriculture et des agriculteurs, gens très respectables d'ailleurs, etc...
Et franchement, on ne s'ennuie pas, c'est vachement frais et cool. Vraiment.
De plus, il y a de vraies morales qui sont énoncées. Dans nos sociétés occidentales, on a oublié que la viande que l'on mange a d'abord été vivante, a déjà courue dans l'herbe (...enfin presque), et c'est ce dont Yûgo se rend compte. Cela permet de poser beaucoup de questions sur la morale, des élevages en batteries par exemple, et sur notre place d'humain, en constante évolution alors que la nature ne change pas. Sur nos véritables désirs, sur le temps qui passe, etc...
Cela met aussi l'accent sur la réalité des agriculteurs, qui se lèvent à des heures pas possibles pour faire des trucs pas possibles, et qui parfois peuvent tout perdre toutes leurs économies, en un instant.
Vous l'aurez compris, c'est vraiment lourd de sens profond.
J'ai un peu oublié de dire qu'il y a pleins de chevaux ^^

Ensuite, C'est du Hiromu Arakawa, donc c'est un style graphique propre, classique mais aussi varié (on reconnait bien les personnages), un manga de professionnel quoi ! Et encore heureux, elle est professionnelle !
Bien sur, c'est un manga, donc il y a des exagérations, mais elles sont plus ou moins toujours justifiées et utiles. Quelques effets, quelques doubles pages, mais c'est rare. Même si on s'identifie facilement au personnage principal, il reste une personne vraiment unique dans le sens où il garde ses sentiments propres, ces doutes, son identité, et tout ce qui le compose, et on va vraiment loin dans ses pensées.
Le pire, c'est que ce n'est pas tout le temps lourd, mais Mlle Arakawa alterne avec un rythme parfais ces fameux passages et les phases beaucoup plus décontractées. On sait de toute façon que si cette auteure est arrivée jusqu'à nous, c'est qu'elle est forte dans ce qu'elle fait.

Après, si vous n'aimez pas les textes, ben c'est dommage parce-qu'il y en a beaucoup. C'est plus un shojo, c'est à dire un manga destiné à des adolescentes, donc forcément, même avec beaucoup de non-dits, il faut parler pour expliquer les situations. Ensuite, les cases sont petites et nombreuses. Ce n'est pas toujours facile de se forcer à tout lire lorsque la luminosité est basse, ou que vous avez envie d'avancer dans l'histoire.

En bref, c'est un bon manga, rafraichissant, avec pleins de connaissances techniques (j'aime ça), beaucoup de texte, très philosophique, et fait par un génie (même si le mot est fort). Je ne peut que le conseiller !

PS : pour l'anecdote, à infosup, un salon pour le psot-bac dans le sud-ouest, il y a des affiches de ce manga sur le stand des lycées agricoles. Perso, je trouve ça cool.

Coin technique :
Manga (japonais) en cours de publication aussi bien en France qu'au Japon ;
12 volumes parus au Japon et en publication dans un hebdomadaire ;
Format livre édité en français, 8 volumes sortis (70 chapitres), le 9e prévu pour le 12 février ;
Du chapitre 36 à 105 en ligne en français : http://www.lecture-en-ligne.com/manga/ginnosaji/ ;
Du chapitre 1 à 108 en ligne en anglais : http://bato.to/comic/_/comics/silver-spoon-r496 ;

dimanche 4 janvier 2015

Conseil de lecteur #1 : "Girls of the Wild's"

On s'attaque aujourd'hui à "Girls of the Wild's" !

Bien que je préfère la plupart du temps les œuvres peu connues à celles qui le sont plus, c'est mon premier conseil et j'ai envie d'écrire, là, tout de suite, et je donne mon coup de cœur personnel.

Donc.
Webtoon coréen de type "daily life", harem, romance, mais aussi et surtout de baston, on y lit l'histoire d'un jeune homme faible et pauvre, sans parents, avec à charge ses deux petits frère et sœur, qui est obligé de travailler le soir pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille réduite.

Là, on se dit que c'est triste, sans entrain, juste un truc chiant de plus à ne surtout pas regarder pendant les fêtes, pour pas se saper le moral... et bien vous avez tort. Le personnage principal, Song Jaegu, semble réussir à vivre sa vie en oubliant les malheurs. C'est de la fiction après tout. Ensuite, les couleurs très vives, souvent rose, effacent en partie le côté tears must flow. Et enfin, the last but not the least, il y a les filles. Et oui, le "Girls" du titre n'est pas là pour rien, et des girls, ben vous allez en bouffer à toutes les sauces.
Et je mesure mes mots, car le Wild's High est tout simplement un ancien lycée de fille, devenu mixte juste l'année de l'histoire, axé sur les arts martiaux. Et vous le sentez venir, notre solitaire personnage principal est le seul garçon de tous l'établissement.
À partir de là, on a un beau tableau de harem, scénario utilisé mille fois, avec plein de gags en perspective, et en effet vous allez rire (normalement).

plop
Tout en contraste ! (c'est le même personnage)
Mais il manque un truc, un simple petit détail que je n'ai fait que survoler : c'est un manhwa de baston.
Rassurez vous, tout se passe sur un ring en règles générales, et ce sont les filles qui se battent. D'ailleurs, elles ne font pas semblant. Les personnage masculins apparaissent juste un peu plus tard. Malgré tout, ces filles étant de vrais monstres, elles restent de filles, et leurs aversions pour le combats ne les empêchent pas de chercher l'amour. Les niaiseries sentimentales n'apparaissent que tard dans la trame narrative, donc si c'est le genre de chose qui vous dérange, vous pouvez quand même tenter l'aventure.

Je ne connait pas vraiment les auteurs, mais le scénariste doit vraiment s'y connaître, car même si certains mouvements semblent être irréalisables dans notre monde matériel, les séances d'entrainement ne sont pas coupées. Je veut dire, on sent qu'il y a des connaissances et qu'on est pas seulement en train de lire une soupe d'uniques effets spéciaux. L'établissement n'est pas spécialisé dans un type de sport en particulier, ce qui permet de découvrir pas mal de styles différents si vous êtes curieux.
Enfin, le caractère artistique de la chose n'est pas du tout oublié. Le style graphique met bien en valeur les différences d'opinions des personnages, leurs vision des choses, le comique de la scène, ...

Ainsi, on a filles, des gags et du combats, quoi demander de plus ?
Il s'avère qu'il n'y a d'habitude pas grand chose d'autre à demander pour faire un succès, même si ce sont ces mêmes filles qui se battent sur le ring. Mais je n'en aurais jamais parlé si cela n'avait été que ça. Le personnage principal, Song Jaegu, évolue dans bien des aspects durant l'histoire, même si le destin l'emmerde un peu quelques fois. Au début, il reste discret, froussard, et il refuse plus ou moins tout ce qu'on lui propose. Mais petit à petit il s'ouvre et devient plus fort, il se fait des amis et des filles se mettent à l'aimer. Il reste quand même aveugle quant à l'amour que lui témoignent les autres personnages, c'est de la fiction après tout.
Il en vient même à faire trembler de peur l'enfoiré qui le maltraitait tout les jours quelques années auparavant. Il se rend compte de ce qu'il est capable d'accomplir, il apprend à se battre, il trouve des gens qu'il apprécie, bref le genre de changement dont on rêve tous.

Ensuite, pour les poins faibles, et bien il est vrai que l'histoire est faible quelques fois, et se met à jouer à la romance entre les matchs sanguinolents. Cela peut être dérangeant quelques fois, tout au plus.
Ensuite, c'est vrai que la recette add more girls est vue et revue, et peut poser problème pour parler d'une vraie "œuvre", de même que le scénario haremisé au possible. Mais tout ceci s'efface tout simplement avec le cachet sportif de l'ensemble.
En fait, honnêtement, j'ai du mal à y trouver des défauts. Après tout, c'est un coup de cœur.
Conclusion, si vous êtes intéressés, allez voir, faites vous une idée par vous même, et revenez commenter, ce n'est que comme ça que je pourrais m'améliorer.

Coin technique :
Manhwa (coréen) en cours de publication dans son pays d'origine ;
Webtoon, donc disponible uniquement sur internet ;
170 chapitres pour l'instant ;
Scénario de Hun et dessin de Zhena.
Actuellement 45 chapitres scantradés en France, pour le plus avancé (sur anime-story.com)
170 scantradés en anglais et en espagnol, si vous êtes calés dans ces langues. (www.webtoons.com : anglais / bato.to : espagnol)