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dimanche 25 janvier 2015

Conseil de lecteur #3 : "Prunus girl"

Bonjours à tous et bienvenue pour notre troisième conseil manga !
Ben j'ai l'air de tenir la distance mine de rien.

On se retrouve aujourd'hui pour un article, un conseil, sur un autre manga authentiquement japonais. Je vous présente donc Prunus girl ! Scénarisé et dessiné par Tomoki Matsumoto, personne dont je parlerais un peu plus loin. Toujours ma réticence à mettre les auteurs en avant.

Maki à gauche et Aikawa à droite
Donc, on a ici un couple de personnages principaux, contrairement aux autres. En réalité, c'est moi qui réduit trop l’intérêt des protagonistes un tant soi peu secondaires. Désolé. D'ailleurs, je vient de me rendre compte que sur trois titres, c'est quand même le deuxième qui comporte "girl". Après, ce sont juste les œuvres que j'aime. Peut-être que j'ai un back-ground qui s'y accorde après tout...

C'est un manga grandement type romance, avec une grosse part de comédie, on peut définitivement appeler ce manga un shojo.
Les personnages principaux sont donc Maki et Aikawa. Je vous avait dit que c'était japonais. Donc, Kizuna Aikawa et Maki. C'est une comédie romantique "hétéro", donc Maki est le mec et Aikawa la fille. En fait, ce n'est pas tout à fait ça, c'est ici que cela se complique. Aikawa, qui est clairement dessiné comme une fille, qui a tout les aspect girly qu'une fille peut avoir, est selon ses propres mots un garçon. Un garçon. Un garçon.
Jusqu'à la fin, c'est à dire la fin de l'histoire, on ne sait toujours pas vraiment. À noter que Maki, tombe amoureux dès la deuxième page... avant d'apprendre la vérité, bien entendu.
Donc, pour les personnages, on a Maki : premier de la classe, aussi bien en cours qu'en sport. Il est aussi beau , donc un bon paquet de filles l'apprécient. C'est presque le mec parfait, sauf qu'i
l est très sociable et préfère la tranquillité au brouhaha d'une salle de classe. D'ailleurs, je n'ai pas mit de nom de famille tout simplement car il n’apparait jamais. Il est donc difficile pour un lecteur moyen de s'en souvenir.
Et dans l'autre coin, on Aikawa : donc personnage féminin très mignon, mais manifestement de sexe masculin. Très mauvais pour les études, mais, comme Maki, une machine en sport. Et puis très blagueur sur les incertitudes de son sexe, ainsi que sur l'attirance qu'il/elle exercerait sur Maki. Et il a beau la nier, elle est réelle.

Alors évidement, dans une comédie romantique, c'est pratique d'avoir des questions récurrentes. Cela permet de faire réfléchir sur cette question... enfin si elle est importante. On peut à la limite essayer de considérer le chose importante comme le questionnement de l'amour face à l'homosexualité, par exemple, mais la chose est relativement peu poussée. En fait je dit ceci pour le dire, je ne pense pas que l'auteur ai voulu faire passer un quelconque message profond comme celui-ci.
Ce qui est sur, c'est que c'est un bon divertissement. Si vous voulez sourire béatement sur votre banc, avec un livre à la couverture rose, tout en étant dévisagé par les passant, c'est une bonne idée.
Et sinon, beeeen....

Et maintenant, l'auteur : Tomoki Matsumoto. En fait, je le fait attendre car je l'apprécie beaucoup. En fait je l'admire aussi je crois. Ses personnages sont loin d'être incohérents, et lorsque l'on regarde un peu les bonus, on se rend compte que, oui il a crée des personnages et un certain univers, mais il a fait ça loin au point au c'est inutile. À un moment, toujours dans les bonus, on peut voir ces croquis du plan de l'école, il aurait aussi bien pu montrer seulement des plans successifs sans vraiment de cohérence spatiale, mais le mec refuse et fabrique chaque détail de son univers. Et il n'y a que six tomes ! J'ai déjà vu des univers bien moins construits sur des séries de plus d'une centaine de chapitres !
D'ailleurs, je m'attache ici beaucoup aux bonus car il est difficile de savoir ce que pense vraiment, d'apprendre à connaitre, l'auteur. C'est important de savoir ce qu'il pense vraiment, quelle genre de personne il est.
Et il faut dire que je me reconnait dans cet auteur.

En conclusion, "par conséquent" comme dirais mon prof d'histoire, c'est une histoire résolument rafraichissant, sans vraiment savoir pourquoi. Un bon divertissement, une comédie romantique rondement menée.

Coin technique :
Scénarisé et dessiné par Tomoki Matsumoto ;
Série actuellement terminé dans son pays d'origine (Japon) ;
Série éditée et terminée en France (par Soleil Manga) ;
6 tomes (42 chapitres sans compter l'épilogue) ;
Je ne connait pas ses disponibilités en ligne, encore moins en langue étrangère.

samedi 17 janvier 2015

Conseil de lecteur #2 : "Silver spoon"

Bonjours et bienvenue dans le deuxième conseil de lecture !
Aujourd'hui, je vais parler de "Silver Spoon". J'avais dit que je parlerais de manga pas connus, mais bon.

Donc, "Silver Spoon", ou "la cuillère d'argent", est un manga, de Hiromu Arakawa, l'auteure de FullMetal Alchimist. Vous savez, je n'aime pas trop présenter l'auteur directement car le nom des auteurs est bien souvent utilisé comme argument marketing, vous savez les gros noms en rouge gras sur les bouquins. C'est juste dommage que l'on vende plus le nom que le contenu lui-même, mais c'est malheureusement ainsi.
Mais puisque je suis ici pour vous parler de ce que j'aime, je vais vous parler de ce que j'aime, et pas me lancer dans un débat beaucoup trop compliqué pour être plié en quatre lignes.

Donc, un manga authentique (Japonais), de type principal comédie, mais aussi daily life et romance, à la limite slice of life.
L'histoire, elle, est assez simple, presque toujours la même.
Yûgo Hachiken est un jeune homme, encore un, avec des problèmes familiaux un peu compliqués à comprendre. En bref, son père, est très strict, très exigeant.
Ainsi, et je reprend les mots du mangas, Yûgo avait toujours cherché devenir quelqu'un, sans jamais réfléchit à qui devenir. Sous la pression que lui met son père. Et comme on le sait tous, si l'on vous pousse à être quelqu'un, vous vous perdez vous même, car on est tous déjà quelqu'un (Charlie parfois). En plus son frère est un branleur super intelligent.
Mais justement, il arrive dans un nouveau lycée, et tout son environnement change.

Je crois que commencer les mangas en débuts d'années scolaires est pratique pour les auteurs.

En fait, notre héros arrive dans un lycée agricole, alors qu'il venait d'un collège assez coté en ville, Tokyo j'imagine. Tout ce qu'il avait demandé à son conseiller d'orientation, c'était une école avec dortoir, loin de ses parents. Ce dernier lui conseille donc cet établissement, un lycée agricole, où il se retrouve le seul à passer l'examen d'entrée, puisqu'il est donné d'office au enfants d'agriculteurs. Ce qui veut dire qu'il est le seul à ne rien piger dans le lycée.
En fait, au niveau théorique, il s'en sort très bien, car il sait bosser les cours. Mais il ne sait bosser que ça, et il doit apprendre toute la pratique, et surtout s'endurcir au niveau physique.
Ainsi, étant très gentil, limite niais, il se fait beaucoup d'amis, et tout ça, tout ça...
C'est basiquement un manga de type daily life, encore, car j'aime ça.

Mais bien sur, je n'en parlerais pas si il n'y avait pas de valeur ajoutée. Quant on y pense, un cadre agricole, c'est assez exotique. Il y a en fait une part d'autobiographie ici. La famille de l'auteure, Hiromu Arakawa, car c'est une femme, est une famille d'agriculteurs. Et c'est encore une œuvre avec laquelle on apprend des trucs à propos des animaux, à propos de l'agriculture et des agriculteurs, gens très respectables d'ailleurs, etc...
Et franchement, on ne s'ennuie pas, c'est vachement frais et cool. Vraiment.
De plus, il y a de vraies morales qui sont énoncées. Dans nos sociétés occidentales, on a oublié que la viande que l'on mange a d'abord été vivante, a déjà courue dans l'herbe (...enfin presque), et c'est ce dont Yûgo se rend compte. Cela permet de poser beaucoup de questions sur la morale, des élevages en batteries par exemple, et sur notre place d'humain, en constante évolution alors que la nature ne change pas. Sur nos véritables désirs, sur le temps qui passe, etc...
Cela met aussi l'accent sur la réalité des agriculteurs, qui se lèvent à des heures pas possibles pour faire des trucs pas possibles, et qui parfois peuvent tout perdre toutes leurs économies, en un instant.
Vous l'aurez compris, c'est vraiment lourd de sens profond.
J'ai un peu oublié de dire qu'il y a pleins de chevaux ^^

Ensuite, C'est du Hiromu Arakawa, donc c'est un style graphique propre, classique mais aussi varié (on reconnait bien les personnages), un manga de professionnel quoi ! Et encore heureux, elle est professionnelle !
Bien sur, c'est un manga, donc il y a des exagérations, mais elles sont plus ou moins toujours justifiées et utiles. Quelques effets, quelques doubles pages, mais c'est rare. Même si on s'identifie facilement au personnage principal, il reste une personne vraiment unique dans le sens où il garde ses sentiments propres, ces doutes, son identité, et tout ce qui le compose, et on va vraiment loin dans ses pensées.
Le pire, c'est que ce n'est pas tout le temps lourd, mais Mlle Arakawa alterne avec un rythme parfais ces fameux passages et les phases beaucoup plus décontractées. On sait de toute façon que si cette auteure est arrivée jusqu'à nous, c'est qu'elle est forte dans ce qu'elle fait.

Après, si vous n'aimez pas les textes, ben c'est dommage parce-qu'il y en a beaucoup. C'est plus un shojo, c'est à dire un manga destiné à des adolescentes, donc forcément, même avec beaucoup de non-dits, il faut parler pour expliquer les situations. Ensuite, les cases sont petites et nombreuses. Ce n'est pas toujours facile de se forcer à tout lire lorsque la luminosité est basse, ou que vous avez envie d'avancer dans l'histoire.

En bref, c'est un bon manga, rafraichissant, avec pleins de connaissances techniques (j'aime ça), beaucoup de texte, très philosophique, et fait par un génie (même si le mot est fort). Je ne peut que le conseiller !

PS : pour l'anecdote, à infosup, un salon pour le psot-bac dans le sud-ouest, il y a des affiches de ce manga sur le stand des lycées agricoles. Perso, je trouve ça cool.

Coin technique :
Manga (japonais) en cours de publication aussi bien en France qu'au Japon ;
12 volumes parus au Japon et en publication dans un hebdomadaire ;
Format livre édité en français, 8 volumes sortis (70 chapitres), le 9e prévu pour le 12 février ;
Du chapitre 36 à 105 en ligne en français : http://www.lecture-en-ligne.com/manga/ginnosaji/ ;
Du chapitre 1 à 108 en ligne en anglais : http://bato.to/comic/_/comics/silver-spoon-r496 ;

dimanche 4 janvier 2015

Conseil de lecteur #1 : "Girls of the Wild's"

On s'attaque aujourd'hui à "Girls of the Wild's" !

Bien que je préfère la plupart du temps les œuvres peu connues à celles qui le sont plus, c'est mon premier conseil et j'ai envie d'écrire, là, tout de suite, et je donne mon coup de cœur personnel.

Donc.
Webtoon coréen de type "daily life", harem, romance, mais aussi et surtout de baston, on y lit l'histoire d'un jeune homme faible et pauvre, sans parents, avec à charge ses deux petits frère et sœur, qui est obligé de travailler le soir pour pouvoir subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille réduite.

Là, on se dit que c'est triste, sans entrain, juste un truc chiant de plus à ne surtout pas regarder pendant les fêtes, pour pas se saper le moral... et bien vous avez tort. Le personnage principal, Song Jaegu, semble réussir à vivre sa vie en oubliant les malheurs. C'est de la fiction après tout. Ensuite, les couleurs très vives, souvent rose, effacent en partie le côté tears must flow. Et enfin, the last but not the least, il y a les filles. Et oui, le "Girls" du titre n'est pas là pour rien, et des girls, ben vous allez en bouffer à toutes les sauces.
Et je mesure mes mots, car le Wild's High est tout simplement un ancien lycée de fille, devenu mixte juste l'année de l'histoire, axé sur les arts martiaux. Et vous le sentez venir, notre solitaire personnage principal est le seul garçon de tous l'établissement.
À partir de là, on a un beau tableau de harem, scénario utilisé mille fois, avec plein de gags en perspective, et en effet vous allez rire (normalement).

plop
Tout en contraste ! (c'est le même personnage)
Mais il manque un truc, un simple petit détail que je n'ai fait que survoler : c'est un manhwa de baston.
Rassurez vous, tout se passe sur un ring en règles générales, et ce sont les filles qui se battent. D'ailleurs, elles ne font pas semblant. Les personnage masculins apparaissent juste un peu plus tard. Malgré tout, ces filles étant de vrais monstres, elles restent de filles, et leurs aversions pour le combats ne les empêchent pas de chercher l'amour. Les niaiseries sentimentales n'apparaissent que tard dans la trame narrative, donc si c'est le genre de chose qui vous dérange, vous pouvez quand même tenter l'aventure.

Je ne connait pas vraiment les auteurs, mais le scénariste doit vraiment s'y connaître, car même si certains mouvements semblent être irréalisables dans notre monde matériel, les séances d'entrainement ne sont pas coupées. Je veut dire, on sent qu'il y a des connaissances et qu'on est pas seulement en train de lire une soupe d'uniques effets spéciaux. L'établissement n'est pas spécialisé dans un type de sport en particulier, ce qui permet de découvrir pas mal de styles différents si vous êtes curieux.
Enfin, le caractère artistique de la chose n'est pas du tout oublié. Le style graphique met bien en valeur les différences d'opinions des personnages, leurs vision des choses, le comique de la scène, ...

Ainsi, on a filles, des gags et du combats, quoi demander de plus ?
Il s'avère qu'il n'y a d'habitude pas grand chose d'autre à demander pour faire un succès, même si ce sont ces mêmes filles qui se battent sur le ring. Mais je n'en aurais jamais parlé si cela n'avait été que ça. Le personnage principal, Song Jaegu, évolue dans bien des aspects durant l'histoire, même si le destin l'emmerde un peu quelques fois. Au début, il reste discret, froussard, et il refuse plus ou moins tout ce qu'on lui propose. Mais petit à petit il s'ouvre et devient plus fort, il se fait des amis et des filles se mettent à l'aimer. Il reste quand même aveugle quant à l'amour que lui témoignent les autres personnages, c'est de la fiction après tout.
Il en vient même à faire trembler de peur l'enfoiré qui le maltraitait tout les jours quelques années auparavant. Il se rend compte de ce qu'il est capable d'accomplir, il apprend à se battre, il trouve des gens qu'il apprécie, bref le genre de changement dont on rêve tous.

Ensuite, pour les poins faibles, et bien il est vrai que l'histoire est faible quelques fois, et se met à jouer à la romance entre les matchs sanguinolents. Cela peut être dérangeant quelques fois, tout au plus.
Ensuite, c'est vrai que la recette add more girls est vue et revue, et peut poser problème pour parler d'une vraie "œuvre", de même que le scénario haremisé au possible. Mais tout ceci s'efface tout simplement avec le cachet sportif de l'ensemble.
En fait, honnêtement, j'ai du mal à y trouver des défauts. Après tout, c'est un coup de cœur.
Conclusion, si vous êtes intéressés, allez voir, faites vous une idée par vous même, et revenez commenter, ce n'est que comme ça que je pourrais m'améliorer.

Coin technique :
Manhwa (coréen) en cours de publication dans son pays d'origine ;
Webtoon, donc disponible uniquement sur internet ;
170 chapitres pour l'instant ;
Scénario de Hun et dessin de Zhena.
Actuellement 45 chapitres scantradés en France, pour le plus avancé (sur anime-story.com)
170 scantradés en anglais et en espagnol, si vous êtes calés dans ces langues. (www.webtoons.com : anglais / bato.to : espagnol)