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vendredi 27 février 2015

Conseil de lecteur #5 : "Aoki Hagane no Arpeggio"

C'est partit pour notre cinquième manga, le cinquième que je vous conseille. Depuis la date de création du blog, j'aurais du en faire deux fois plus, mais bon. Je n'écrit pas aussi régulièrement que prévu.

Donc, en cinquième manga, j'ai choisi "Aoki Hagane no Arpeggio", "Arpegio of Blue Steel" en anglais, et quelque chose comme "L'arpège du Blue Steel" en bon français.
J'ai beau mettre le nom en français, il n'est ni imprimé, ni traduit en France. Ce manga fait parti de ceux que j'ai trouvé en cherchant au pif sur mon site de manga (Batoto.net). Basiquement, j'ai deux façon de chercher : Premièrement, utiliser la recherche aléatoire, tout simplement. Le problème est que l'on tombe souvent sur des doujins et des yaoi, et c'est pas mon kif. Deuxièmement, aller dans la recherche avancée, cocher mes gouts du moment, et prendre la liste de résultats dans l'ordre alphabétique. De A à Z, comme un vrai, mais j'apprécie les mangas au points où je connait déjà les résultats si ma recherche est trop précise.
Finalement, par flegme, j'utilise plus la première technique.

Et donc, avec un nom pareil, il est facile de deviner avec quelle technique j'ai trouvé ce manga (première tech.).
Mais ce qui est vraiment cool (et dur) par rapport à ce choix, c'est qu'il n'y a à ce jour aucune traduction française ! Pas que je nous déteste à ce point, mais un manga non-traduit, totalement méconnu, fait par un duo de sinistres inconnus se cachant derrière un pseudo, ah... C'est pour ce genre de choses que j'ai créé ce blog. Ce me fait tellement plaisir de me sentir capable de parler d'un truc comme ça.
Mon principal problème pour parler d'œuvres comme celle-ci, c'est la barrière de la langue. Ma compréhension de la langue, mon niveau scolaire en quelque sorte, n'a rien a voir dedans. Bien sur, il faut comprendre un peu le texte, même assez bien pour s’approprier l'histoire. Je ne serait pas capable de parler d'un manga que j'aurais lu en espagnol, par exemple. C'est plus facile pour l'anglais, mais cela reste dur. Une affaire de doutes je crois.

Donc, "Aoki Hagane no Arpeggio", car on garde le nom japonais, est (sort le wiki) un manga en cours de prépublication au Japon. Il commencé à être publié en 2009 et compte déjà une adaptation en animé, une side-story, et deux longs métrages (le deuxième en préparation, en fait). C'est un seinen, c'est à dire que sa cible éditoriale, comme celle de son magasine, sont les "jeunes hommes entre 15 et 30 ans". C'est un peu flou, hein. Ce que ça veut dire, concrètement, c'est que ce sont des histoires développées, avec des personnages plus profonds et des histoire plus sérieuses. C'est en quelque sorte une type de manga mature. Cela induit naturellement un univers plus compliqué.
Personnellement, je ne suis pas fan de seinen.

Ainsi, pour l'histoire, et bien je vous l'ai dit, c'est plus compliqué à comprendre, même pour moi. Mais commençons par le commencement : L'histoire se passe en 2055, dans ces eau là. Tiens un jeu de mots non prévus. Il y 17 ans (donc en 2038), de mystérieux bateaux, largement en avance, technologiquement parlant, apparaissent de nulle part et se mettent peu à peu à attaquer les flottes du monde, sans distinction de militaires et de civils. Des bateaux sans personne à leurs bords, qui plus est. Ces bateaux fantômes qui sortent de la brume, sans personnes à leur bords, copies conformes que ceux de la seconde guerre mondiale, sont alors appelés "the fleet of fog", littéralement "la flotte du brouillard". Quand je dit technologique, je veut dire qu'il y a du quantique, de l'espace-temps et des gravitons. Sa donne alors de vieux bateaux, majestueux, brillant comme des sapins de noël, avec des cannons à positrons, des mortiers lasers, des torpilles-trous noirs, des champs de force semi magiques, et autres joyeusetés.
Première double-page de chapitre ^^
C'est alors que, vers 2053, notre héro, Chihaya Gunzou, est en train de préparer son diplôme d'officier dans la marine Japonaise. Et c'est là que un bateau du brouillard, celui là même à bord duquel son père a disparu, apparait devant lui et prend forme humaine. C'est le I-401, un submersible, est son modèle mental est Iona.
Pour les modèles mentaux, on va y aller facile. Les "fogs", même vides, sont quand même conscients, ce sont des intelligences artificielles. Et pour contrer l'ascension technologique de l'humanité, ils se donnent des corps humains, pour avoir les mêmes restrictions matérielles et développer la notion de stratégie, de conscience du temps, et pleins d'autres trucs qu'un ordi ne peut que difficilement acquérir. Au passage, tous les modèles mentaux sont des filles. Fan-service, j'imagine.

Donc on on Gunzou, le I-401/Iona, et d'autres personnages secondaires sur le bateau, type opérateur sonar, camarade de promo, etc... Et on leurs donne la tache d'apporter au États-Unis une torpille révolutionnaire, qui peut endommager les bateaux du brouillard. J'ai oublié de préciser qu'ils ne sont pas faits en acier, loin de là. C'est le futur, après tout. Les USA, car c'est le seul pays encore capable de lancer une production de masse.

Bien sur, j'essaie de condenser et je parle un peu mal de l'intrigue, mais c'est vraiment compliqué. Je ne m'était même pas rendus compte combien c'est compliqué, avant de l'écrire. Pour vous donner une idée, je ne sait toujours pas qui est le méchant dans l'histoire.
Les actions du personnage principal sont contestables, le gouvernement japonais est lui même divisé en plusieurs factions avec des buts toujours pas très clair, la flotte du brouillard avec ses déserteurs ainsi que ces réguliers, qui sont soumis à un étrange "code d'amirauté" dont on ne sait rien. Au point où j'en suit, j'ai tendance à penser que c'est l'apanage du seinen. Le fait de proposer une histoire plus complexe, avec plusieurs points de vue, d'effacer le mal/bien cartésien.

On ne va pas se mentir, ça parle aussi beaucoup de bateau et de techniques militaires. Pour l'apprécier pleinement, il faut connaître un peu le milieu ou faire des tours réguliers sur wikipédia. En même temps, ce n'est pas un manga pour les, ça me fait mal de le dire, pour les idiots. Comme par exemple dans le titre. Une arpège, vous savez ce que c'est ? Et bien pas moi, avant d'avoir fait appel à Google.

Certes, l'œuvre est assez compliquée à comprendre niveau scénario, cependant, comme je l'ai fait moi au début, on peut très bien se laisser porter par les jolis bateau, les beaux effets spéciaux, et les personnalités crédibles. Les dessins sont vraiment beaux et détaillés. On peut par exemple apercevoir des petites éoliennes dans les premiers dessins. Il y a aussi l'intérieur du bateau, rendus de manière futuriste, et qui n'existe sans doute donc que dans la tête du dessinateur. Après, il y a la mer, les fonds marins, le ciel, et tout les éléments mécaniques. En bref, les dessins sont sublimes. C'est sans doute car l'auteur, Ark Performance, dont je ne connait aucune autre œuvre pour le moment, est en fait un duo d'auteurs. Cela doit aussi être la raison au scénario aussi compliqué.

D'un point de vue parfaitement personnel, ce n'est pas le genre de dessin que j'adore. Je préfère les traits plus lisses, plus brillants, avec moins de trames. Les dessins de "Maken-Ki!" font un bon exemple, si vous connaissez, mais on ne parle pas de ce manga là. Après, cela reste une préférence personnelle.

Bien sur, ce n'est pas un manga parfait. De toutes façons, aucun manga ne peut l'être. Je n'ai qu'une seule critique à faire. Je trouve que le personnage principal, et le groupe de héros par extension, est beaucoup trop "shonen". C'est à dire que le capitaine, Chihaya Gunzou, est beaucoup trop sur de lui. Il n'hésite pas à tenter des plans complètement tordus au milieu des batailles, et il gagne à chaque fois de peu. Toute la bande de héros a une confiance absolue et aveugle en lui.

En bref, c'est un manga alambiqué, avec un tout petit peu de fan service, des bon gros combats à coup de missiles dans ta face, et un dessin hyper-détaillé (mais pas réaliste). Je ne sait pas pourquoi, mais j'ai beaucoup aimé ce manga. À vous d'en faire autant !

Coin technique :
Manga (encore japonais) ;
En cours au Japon ;
De ARK performance, plus exactement :
Ishikawa Kôichi au scénario
et Mitsuyoshi Kenji au dessin ;
62 chapitres traduits en anglais (MangaHere.co) ;
3 chapitres traduits en français (mangascan.fr) en cherchant bien ;
Personnellement, j'achète les tomes en anglais, trois tomes imprimés.

lundi 16 février 2015

Conseil de lecteur #4 : "La lettre d'amour"

Bienvenue pour notre quatrième critique, sur, enfin, un manga peu connus !
Pour les éventuels lecteurs réguliers de ce blog, je tient à m'excuser pour ces quelques semaines. Je vais pas vous mentir, je l'ai déjà dit, y'avais pas vraiment de raisons.
Enfin, c'est du passé, et finalement, c'est pas si grave que ça.
Donc je suis ici aujourd'hui pour vous parler d'un manga publié en France, dommage pour les sédentaires que nous sommes, vous et moi. En plus, il est relativement vieux (1998-première publication). Cependant, il est assez bien pour être, tout d'abord, et-bien licencié en France, c'est pas rien, mais aussi assez bien pour valoir le coup de se bouger et aller dans une bibliothèque, car je l'ai lu pour la première fois dans à la bibliothèque municipale. Donc j'en viens au fait, nous voyons aujourd'hui le manga "La lettre d'amour".
Si vous le connaissez déjà, je ne vois pas comment vous pourriez ne pas aimer. Donc vous pouvez vous en aller. Ou plutôt aller voir mes autres conseils.

Blagues à part, sincèrement, je ne suis encore pas sur du choix que j'ai fait. La raison est simple, c'est un one-shot, c'est à dire un manga en un seul chapitre. J'ai souvent envie de parler d'œuvres peu connues, seulement, j'ai peur que cela paraisse vide, puisque je ne les connait pas assez. On peut actuellement considérer que j'ai, plus ou moins, une cinquantaine de séries en cours, dans le sens au j’attends patiemment que les différentes teams de scantrad, françaises, mais aussi anglo-saxonnes, traduisent les chapitres suivant.
D'ailleurs, récemment, la communauté de scantradeurs français ont créé une sorte d'alliance. En fait je ne sait pas trop quel mots utiliser, une communauté serait le bon terme, la MEET, mais je ne suis pas ici (en tout cas pas pour l'instant) pour vous parler seulement de teams de scanlations françaises. Car oui, ma forces, c'est aussi de déborder du sujet
(Enfin, je dit one-shot, mais c'est quand même une petite centaine de pages)

Revenons à nos moutons. "La lettre d'amour" est manga vraiment originaire du pays du soleil levant, mais généralement, si je dis "manga" c'est le cas. À la base, c'est un roman, écrit par Jiro Asada (nom de plume), un génie d'après ce que j'ai compris. Il a obtenu plusieurs prix prestigieux au japon, notamment le prix Naoki. Soit dit en passant, le prix Naoki, un des plus grand prix de littérature sur l'archipel. Le manga est adapté par Takumi Nagayasu, lauréat du prix du meilleur mangaka 1975, décerné par les éditions Kodansha. En bref, plus ou moins deux génies.

Moi qui n'aime pas vendre les produits culturels par leurs auteurs, voilà que je m'y met. Ce qui est important dans toute œuvre, c'est le contenu. On ne le répèteras jamais assez.
Ainsi, on suit dans cette histoire le personnage de Goro Takano, un petit malfrat, qui sort tout juste de dix jours de prison pour avoir vendu des cassettes pornos. Il a un peu moins de 40 ans, et il appartient à une organisation un peu louche, sans doutes des yakuza. Il bosse dans un quartier chaud, Shinjuku à Tokyo, et le truc des cassettes, c'est son gagne-pain.
Jusque là, rien de spécial, mais il rencontre, devant la boutique où il travaillait, le flic qui l'a chopé, et ce dernier lui annonce la mort de sa femme. Le truc, c'est que Goro ne s'en souvient pas : son mariage est en fait un mariage blanc, sa femme est une prostituée Chinoise voulant travailler au Japon. Elle s'appelle Kai Pai Lan Ko, ce qui donne en japonais et avec son nom de femme mariée Harukan Takano. Une histoire de lecture de caractères pour son prénom.
Puisqu'il est son mari, mariage blanc ou pas, il doit aller récupérer le corps et décider quoi en faire. À la base, il ne la connait pas, il ne l'a jamais vue, et pourtant, au fur et à mesure des lettres qu'il trouve dans les affaires de Kai Pan Lan, dans lesquelles elle lui avoue être tombée amoureuse peu à peu, il souffre progressivement de sa mort.
Basiquement, il devient humain au fil des pages.

Vous savez, même pour les histoires tristes, je pleure rarement. Pourtant, j'aime pleurer.
Et quand j'ai lu cette histoire, j'étais assis à la bibliothèque municipale, y'avais du monde, donc de la pression sociale (même faible), et j'ai quand même pleuré. Je ne sait pas exactement pourquoi, encore aujourd'hui. Je pense, j'imagine, que c'est le fait de perdre quelque choses de cher dont on avait pas conscience, ou quelque chose comme ça. C'est aussi le fait qu'il tombe amoureux d'une morte. Il se rend compte qu'elle l'aimait, ce à quoi aspire n'importe quel être humain, mais il est déjà trop tard.

Quant au papier, au matériel, le dessin est très bon, mais pas vraiment ce que j'apprécie. Le style est assez réaliste, plus hachuré que tramé. En fait, c'est bien équilibré, c'est joli, et l'atmosphère est toujours bien rendue au lecteur.
Pour le scénario, et bien on peut prendre tout ce que j'ai dit plus haut. Aucun sentiment ne peut passer sans un bon scénario.
Bien sur, ce n'est pas un shonen, ce n'est pas un shojo, ce n'est pas vraiment tout ça. C'est une histoire qui va vous prendre comme ça, vous serrer le cœur, et qui va vous lâcher de la même façon. C'est définitivement triste.
À lire.

Coins technique :
Manga (Japonais) ;
Scénario de Jiro Asada ;
Dessins de Takumi Nagayasu ;
One-shot, chapitre unique, ~100 pages ;
Licencié en France, dans un livre avec pour titre "Le cheminot";
Je ne connait pas ses disponibilités en ligne, mais surement indisponible en français.

dimanche 1 février 2015

Pas de conseil lecture cette semaine

Bonjours à tous !
Et tout d'abord, Je suis sincèrement désolé. Je n'ai pas écrit ce week-end, et je ne serait pas en mesure de mettre quoi que ce soit sur le blog. Logique, j'ai rien écrit.

Les raisons sont simples.
Tout d'abord, la semaine qui vient, c'est à dire du 1e au 6 février, j'ai les épreuves du bac blanc, et même si je me débrouille sans travailler la plupart du temps, le bac, c’est le bac. Donc j'ai fait des fiches et d'autres choses...
Deuxième chose, toujours en rapport avec les études, je suis allé avec ma mère à des ateliers sur le post-bac. Ça m'a pris tout samedi après-midi.
Au passage, j'ai du mal avec l'ambiance de la maison, mais c'est pas nouveaux.
Ensuite, je me suis remis à un jeu de auquel j'avais peu joué avec un niveau médiocre. Maintenant, j'ai un bon niveau, je suis fier de moi, voila.
Et enfin, j'ai peur que la qualité de mes textes soit en baisse. Je dit que j'ai peur, mais en fait la qualité baisse vraiment. En fait, la première fois, j'étais vraiment à fond dedans. Je sortait de plusieurs heures de lectures, j'étais vraiment à fond dedans, et je me suis dit "Pourquoi pas le partager ?". Alors que maintenant, je suis obligé de me forcer pour écrire, et c'est épuisant.

Voila. C'était quelques mots pour rassurer les éventuels lecteurs réguliers, pour dire que je ne suis pas mort, etc... Tout ca peut paraitre de bonnes excuses pour arrêter, ou faire une pause - et auquel cas, c'est vrai - mais il faut comprendre qu'avant ce blog, je ne faisait rien, absolument rien de mes dix doigts. C'est en quelque sorte ce blog qui m'a fais découvrir le concept d'effort bénéfique.

Ainsi merci à tous, merci à tous les lecteurs, même si ils ne sont venus qu'une seule fois, et aussi à ceux qui sont venus deux fois, bref à tout le monde.
Donc voila, à la semaine prochaine !