Donc, en cinquième manga, j'ai choisi "Aoki Hagane no Arpeggio", "Arpegio of Blue Steel" en anglais, et quelque chose comme "L'arpège du Blue Steel" en bon français.
J'ai beau mettre le nom en français, il n'est ni imprimé, ni traduit en France. Ce manga fait parti de ceux que j'ai trouvé en cherchant au pif sur mon site de manga (Batoto.net). Basiquement, j'ai deux façon de chercher : Premièrement, utiliser la recherche aléatoire, tout simplement. Le problème est que l'on tombe souvent sur des doujins et des yaoi, et c'est pas mon kif. Deuxièmement, aller dans la recherche avancée, cocher mes gouts du moment, et prendre la liste de résultats dans l'ordre alphabétique. De A à Z, comme un vrai, mais j'apprécie les mangas au points où je connait déjà les résultats si ma recherche est trop précise.
Finalement, par flegme, j'utilise plus la première technique.
Et donc, avec un nom pareil, il est facile de deviner avec quelle technique j'ai trouvé ce manga (première tech.).
Mais ce qui est vraiment cool (et dur) par rapport à ce choix, c'est qu'il n'y a à ce jour aucune traduction française ! Pas que je nous déteste à ce point, mais un manga non-traduit, totalement méconnu, fait par un duo de sinistres inconnus se cachant derrière un pseudo, ah... C'est pour ce genre de choses que j'ai créé ce blog. Ce me fait tellement plaisir de me sentir capable de parler d'un truc comme ça.
Mon principal problème pour parler d'œuvres comme celle-ci, c'est la barrière de la langue. Ma compréhension de la langue, mon niveau scolaire en quelque sorte, n'a rien a voir dedans. Bien sur, il faut comprendre un peu le texte, même assez bien pour s’approprier l'histoire. Je ne serait pas capable de parler d'un manga que j'aurais lu en espagnol, par exemple. C'est plus facile pour l'anglais, mais cela reste dur. Une affaire de doutes je crois.
Donc, "Aoki Hagane no Arpeggio", car on garde le nom japonais, est (sort le wiki) un manga en cours de prépublication au Japon. Il commencé à être publié en 2009 et compte déjà une adaptation en animé, une side-story, et deux longs métrages (le deuxième en préparation, en fait). C'est un seinen, c'est à dire que sa cible éditoriale, comme celle de son magasine, sont les "jeunes hommes entre 15 et 30 ans". C'est un peu flou, hein. Ce que ça veut dire, concrètement, c'est que ce sont des histoires développées, avec des personnages plus profonds et des histoire plus sérieuses. C'est en quelque sorte une type de manga mature. Cela induit naturellement un univers plus compliqué.
Personnellement, je ne suis pas fan de seinen.
Ainsi, pour l'histoire, et bien je vous l'ai dit, c'est plus compliqué à comprendre, même pour moi. Mais commençons par le commencement : L'histoire se passe en 2055, dans ces eau là. Tiens un jeu de mots non prévus. Il y 17 ans (donc en 2038), de mystérieux bateaux, largement en avance, technologiquement parlant, apparaissent de nulle part et se mettent peu à peu à attaquer les flottes du monde, sans distinction de militaires et de civils. Des bateaux sans personne à leurs bords, qui plus est. Ces bateaux fantômes qui sortent de la brume, sans personnes à leur bords, copies conformes que ceux de la seconde guerre mondiale, sont alors appelés "the fleet of fog", littéralement "la flotte du brouillard". Quand je dit technologique, je veut dire qu'il y a du quantique, de l'espace-temps et des gravitons. Sa donne alors de vieux bateaux, majestueux, brillant comme des sapins de noël, avec des cannons à positrons, des mortiers lasers, des torpilles-trous noirs, des champs de force semi magiques, et autres joyeusetés.
| Première double-page de chapitre ^^ |
Pour les modèles mentaux, on va y aller facile. Les "fogs", même vides, sont quand même conscients, ce sont des intelligences artificielles. Et pour contrer l'ascension technologique de l'humanité, ils se donnent des corps humains, pour avoir les mêmes restrictions matérielles et développer la notion de stratégie, de conscience du temps, et pleins d'autres trucs qu'un ordi ne peut que difficilement acquérir. Au passage, tous les modèles mentaux sont des filles. Fan-service, j'imagine.
Donc on on Gunzou, le I-401/Iona, et d'autres personnages secondaires sur le bateau, type opérateur sonar, camarade de promo, etc... Et on leurs donne la tache d'apporter au États-Unis une torpille révolutionnaire, qui peut endommager les bateaux du brouillard. J'ai oublié de préciser qu'ils ne sont pas faits en acier, loin de là. C'est le futur, après tout. Les USA, car c'est le seul pays encore capable de lancer une production de masse.
Bien sur, j'essaie de condenser et je
parle un peu mal de l'intrigue, mais c'est vraiment compliqué. Je ne
m'était même pas rendus compte combien c'est compliqué, avant de
l'écrire. Pour vous donner une idée, je ne sait toujours pas qui
est le méchant dans l'histoire.
Les actions du personnage principal
sont contestables, le gouvernement japonais est lui même divisé en
plusieurs factions avec des buts toujours pas très clair, la flotte
du brouillard avec ses déserteurs ainsi que ces réguliers, qui sont
soumis à un étrange "code d'amirauté" dont on ne sait
rien. Au point où j'en suit, j'ai tendance à penser que c'est
l'apanage du seinen. Le fait de proposer une histoire plus complexe,
avec plusieurs points de vue, d'effacer le mal/bien cartésien.
On ne va pas se mentir, ça parle aussi
beaucoup de bateau et de techniques militaires. Pour l'apprécier
pleinement, il faut connaître un peu le milieu ou faire des tours
réguliers sur wikipédia. En même temps, ce n'est pas un manga pour
les, ça me fait mal de le dire, pour les idiots. Comme par exemple
dans le titre. Une arpège, vous savez ce que c'est ? Et bien pas
moi, avant d'avoir fait appel à Google.
Certes, l'œuvre est assez
compliquée à comprendre niveau scénario, cependant, comme je l'ai
fait moi au début, on peut très bien se laisser porter par les
jolis bateau, les beaux effets spéciaux, et les personnalités
crédibles. Les dessins sont vraiment beaux et détaillés. On peut
par exemple apercevoir des petites éoliennes dans les premiers
dessins. Il y a aussi l'intérieur du bateau, rendus de manière
futuriste, et qui n'existe sans doute donc que dans la tête du
dessinateur. Après, il y a la mer, les fonds marins, le ciel, et
tout les éléments mécaniques. En bref, les dessins sont sublimes.
C'est sans doute car l'auteur, Ark Performance, dont je ne connait
aucune autre œuvre pour le moment, est en fait un duo d'auteurs.
Cela doit aussi être la raison au scénario aussi compliqué.
D'un point de vue
parfaitement personnel, ce n'est pas le genre de dessin que j'adore.
Je préfère les traits plus lisses, plus brillants, avec moins de
trames. Les dessins de "Maken-Ki!" font un bon exemple, si
vous connaissez, mais on ne parle pas de ce manga là. Après, cela
reste une préférence personnelle.
Bien sur, ce n'est pas un
manga parfait. De toutes façons, aucun manga ne peut l'être. Je
n'ai qu'une seule critique à faire. Je trouve que le personnage
principal, et le groupe de héros par extension, est beaucoup trop
"shonen". C'est à dire que le capitaine, Chihaya Gunzou,
est beaucoup trop sur de lui. Il n'hésite pas à tenter des plans
complètement tordus au milieu des batailles, et il gagne à chaque
fois de peu. Toute la bande de héros a une confiance absolue et
aveugle en lui.
En bref, c'est un manga
alambiqué, avec un tout petit peu de fan service, des bon gros
combats à coup de missiles dans ta face, et un dessin hyper-détaillé
(mais pas réaliste). Je ne sait pas pourquoi, mais j'ai beaucoup aimé ce manga. À vous d'en faire autant !
Coin technique :
Manga (encore japonais) ;
En cours au Japon ;
De ARK performance, plus exactement :
Ishikawa Kôichi au scénario
et Mitsuyoshi Kenji au dessin ;
62 chapitres traduits en anglais (MangaHere.co) ;
3 chapitres traduits en français (mangascan.fr) en cherchant bien ;
Personnellement, j'achète les tomes en anglais, trois tomes imprimés.
Coin technique :
Manga (encore japonais) ;
En cours au Japon ;
De ARK performance, plus exactement :
Ishikawa Kôichi au scénario
et Mitsuyoshi Kenji au dessin ;
62 chapitres traduits en anglais (MangaHere.co) ;
3 chapitres traduits en français (mangascan.fr) en cherchant bien ;
Personnellement, j'achète les tomes en anglais, trois tomes imprimés.
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