Pour les éventuels lecteurs réguliers de ce blog, je tient à m'excuser pour ces quelques semaines. Je vais pas vous mentir, je l'ai déjà dit, y'avais pas vraiment de raisons.
Enfin, c'est du passé, et finalement, c'est pas si grave que ça.
Donc je suis ici aujourd'hui pour vous parler d'un manga publié en France, dommage pour les sédentaires que nous sommes, vous et moi. En plus, il est relativement vieux (1998-première publication). Cependant, il est assez bien pour être, tout d'abord, et-bien licencié en France, c'est pas rien, mais aussi assez bien pour valoir le coup de se bouger et aller dans une bibliothèque, car je l'ai lu pour la première fois dans à la bibliothèque municipale. Donc j'en viens au fait, nous voyons aujourd'hui le manga "La lettre d'amour".
Si vous le connaissez déjà, je ne vois pas comment vous pourriez ne pas aimer. Donc vous pouvez vous en aller. Ou plutôt aller voir mes autres conseils.
Blagues à part, sincèrement, je ne suis encore pas sur du choix que j'ai fait. La raison est simple, c'est un one-shot, c'est à dire un manga en un seul chapitre. J'ai souvent envie de parler d'œuvres peu connues, seulement, j'ai peur que cela paraisse vide, puisque je ne les connait pas assez. On peut actuellement considérer que j'ai, plus ou moins, une cinquantaine de séries en cours, dans le sens au j’attends patiemment que les différentes teams de scantrad, françaises, mais aussi anglo-saxonnes, traduisent les chapitres suivant.
D'ailleurs, récemment, la communauté de scantradeurs français ont créé une sorte d'alliance. En fait je ne sait pas trop quel mots utiliser, une communauté serait le bon terme, la MEET, mais je ne suis pas ici (en tout cas pas pour l'instant) pour vous parler seulement de teams de scanlations françaises. Car oui, ma forces, c'est aussi de déborder du sujet
(Enfin, je dit one-shot, mais c'est quand même une petite centaine de pages)
Revenons
à nos moutons. "La lettre d'amour" est manga vraiment originaire du
pays du soleil levant, mais généralement, si je dis "manga" c'est le
cas. À la base, c'est un roman, écrit par Jiro Asada (nom de plume), un
génie d'après ce que j'ai compris. Il a obtenu plusieurs prix
prestigieux au japon, notamment le prix Naoki. Soit dit en passant, le
prix Naoki, un des plus grand prix de littérature sur l'archipel. Le manga
est adapté par Takumi Nagayasu, lauréat du prix du meilleur mangaka
1975, décerné par les éditions Kodansha. En bref, plus ou moins deux génies.Moi qui n'aime pas vendre les produits culturels par leurs auteurs, voilà que je m'y met. Ce qui est important dans toute œuvre, c'est le contenu. On ne le répèteras jamais assez.
Ainsi, on suit dans cette histoire le personnage de Goro Takano, un petit malfrat, qui sort tout juste de dix jours de prison pour avoir vendu des cassettes pornos. Il a un peu moins de 40 ans, et il appartient à une organisation un peu louche, sans doutes des yakuza. Il bosse dans un quartier chaud, Shinjuku à Tokyo, et le truc des cassettes, c'est son gagne-pain.
Jusque là, rien de spécial, mais il rencontre, devant la boutique où il travaillait, le flic qui l'a chopé, et ce dernier lui annonce la mort de sa femme. Le truc, c'est que Goro ne s'en souvient pas : son mariage est en fait un mariage blanc, sa femme est une prostituée Chinoise voulant travailler au Japon. Elle s'appelle Kai Pai Lan Ko, ce qui donne en japonais et avec son nom de femme mariée Harukan Takano. Une histoire de lecture de caractères pour son prénom.
Puisqu'il est son mari, mariage blanc ou pas, il doit aller récupérer le corps et décider quoi en faire. À la base, il ne la connait pas, il ne l'a jamais vue, et pourtant, au fur et à mesure des lettres qu'il trouve dans les affaires de Kai Pan Lan, dans lesquelles elle lui avoue être tombée amoureuse peu à peu, il souffre progressivement de sa mort.
Basiquement, il devient humain au fil des pages.
Vous savez, même pour les histoires tristes, je pleure rarement. Pourtant, j'aime pleurer.
Et quand j'ai lu cette histoire, j'étais assis à la bibliothèque municipale, y'avais du monde, donc de la pression sociale (même faible), et j'ai quand même pleuré. Je ne sait pas exactement pourquoi, encore aujourd'hui. Je pense, j'imagine, que c'est le fait de perdre quelque choses de cher dont on avait pas conscience, ou quelque chose comme ça. C'est aussi le fait qu'il tombe amoureux d'une morte. Il se rend compte qu'elle l'aimait, ce à quoi aspire n'importe quel être humain, mais il est déjà trop tard.
Quant au papier, au matériel, le dessin est très bon, mais pas vraiment ce que j'apprécie. Le style est assez réaliste, plus hachuré que tramé. En fait, c'est bien équilibré, c'est joli, et l'atmosphère est toujours bien rendue au lecteur.
Pour le scénario, et bien on peut prendre tout ce que j'ai dit plus haut. Aucun sentiment ne peut passer sans un bon scénario.
Bien sur, ce n'est pas un shonen, ce n'est pas un shojo, ce n'est pas vraiment tout ça. C'est une histoire qui va vous prendre comme ça, vous serrer le cœur, et qui va vous lâcher de la même façon. C'est définitivement triste.
À lire.
Coins technique :
Manga (Japonais) ;
Scénario de Jiro Asada ;
Dessins de Takumi Nagayasu ;
One-shot, chapitre unique, ~100 pages ;
Licencié en France, dans un livre avec pour titre "Le cheminot";
Je ne connait pas ses disponibilités en ligne, mais surement indisponible en français.
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